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Homélie du dimanche 20 avril 2008

dimanche 20 avril 2008, par Luc

Salle Padre Pio

J’ai appris au moins une chose depuis trois jours : c’est qu’il ne suffit pas de tenir sur ses deux pieds pour être debout.

Bien sur la plupart d’entre nous, nous pouvons nous lever, marcher, aller où nous voulons, mais,
- si nous ne sommes pas debout dans notre tête, nous risquons d’avancer sur des chemins qui ne mènent nulle part et de nous y perdre.
- Si tu n’es pas debout dans ton cœur, tu vas te laisser emporter par le flot de tes envies, de tes coups de foudre, de tes fantaisies, de tes caprices, mais toutes ces aventures te laisseront un goût amer d’insatisfaction et d’inachevé.
- Si tu n’es pas debout dans ta foi, tu vas perdre ce qui donne à toute ton existence sa grandeur et sa beauté sans limite.

Alors, regarde Jésus, Il a toujours été un homme debout. C’est comme cela qu’il se présente à nous. Même aux pires moments de sa vie, c’est debout qu’il fait face à ceux qui le calomnient, qui lui crachent à la figure, qui l’accusent et le condamnent.
Quand Il tombe sous le poids de sa croix, Il se remet debout pour marcher jusqu’à l’endroit où il va être crucifié. On peut même dire que c’est debout qu’il meurt sur la croix. Et le plus étonnant, c’est que la mort ne l’empêchera pas trois jours après, à l’aube de Pâques de se remettre debout pour toujours.

Jésus a toujours voulu vivre en homme debout. C’est son témoignage, sa force, sa dignité, sa vie dont nous sommes les héritiers. Cette énergie et cette puissance Il les puisent dans l’amour qui l’unit à Dieu Son Père, c’est lui-même qui nous le déclare dans l’Evangile : « Croyez ce que je vous dis : Je suis dans le Père et le Père est en moi ». L’amour est ce moteur qui entraîne en Lui, cette passion de vivre jusqu’à la mort et au-delà.

Etre debout, c’est être vivant : nous le chantons depuis quatre jours :
« Debout ! Nous voulons vivre debout ! Vivants ! Nous voulons rester vivants ».
Ce que nous chantons, Jésus l’a réalisé pour nous. Au-delà de la mort, Il est toujours debout, Il est toujours vivant pour toi, pour moi, pour nous. Si notre vie est pleine de Lui, si nous le laissons mettre en route dans nos propres existences le moteur de Son amour, alors nous serons, nous aussi, toujours vivants et toujours debout.

N’est-ce pas ce que vous avez découvert hier en rencontrant les nombreux témoins qui vous ont partagé
- leur joie de croire, d’aimer, de donner,
- leur joie de servir leurs frères et sœurs en humanité, à travers la diversité de leurs engagements ?
Vous avez compris que le moteur de l’Evangile tourne à plein régime dans leur vie. Il est gonflé à bloc parce qu’il marche au super de l’amour, additionné de fraternité et de solidarité. Ainsi quand se fait le contact entre eux et Jésus, l’étincelle de l’Esprit Saint met le feu à leur foi, à leur cœur et les fait avancer.
Ils vous ont dit aussi que pour éviter l’encrassement, ils entretiennent leur vie avec la prière, l’eucharistie et le pardon. Ainsi ils sont toujours prêts à repartir sur les chapeaux de roues à la rencontre des autres.

Toi aussi, jeune de 4°-3°, tu as découvert ici à Lourdes comment vivre debout,
- grâce à tous ces témoins qui sont venus pour toi,
- grâce à l’exemple de Ste Bernadette,
- grâce à nos temps de prière du matin si fort qu’ils resteront gravés en moi,
- grâce aussi à vos temps d’échange et de partage en équipes et en carrefours,
- grâce au sacrement de réconciliation que nous avons vécu hier et à l’eucharistie que nous célébrons aujourd’hui,
- grâce à nos veillées remplies de joies, de bonheur,
- grâce à la belle fête de notre rassemblement que le groupe Nomade a magnifiquement animé avec le talent de ses musiciens et le beau répertoire de ses chants.

Tout cela, c’est cadeau pour toi, tu vas maintenant repartir avec. Tu en feras ce que tu voudras, ça t’appartient. Mais n’oublie pas que c’est Jésus qui te l’a donné par pur amour, parce que c’est toi et que tu es unique. Et son bonheur, c’est que tu sois un vivant debout, je te le répète.

« Debout ! Il t’appelle ». A quel moment vas-tu entendre cette invitation à te lever ?
A la fin de cette messe au moment où je dirai : « Allez dans la paix du Christ ».
Pour te le faire comprendre, j’aimerai te partager un court témoignage : il y a 16 ans je suis parti avec 25 jeunes au Brésil pour un camp missionnaire et humanitaire et à la fin de ce camp, une adolescente du groupe des jeunes brésiliens qui nous accueillait nous a dit :
« Et maintenant, nous les jeunes du Brésil, nous vous envoyons en mission chez vous »
A la fin de cette messe, Jésus t’appelle à partir en mission chez toi.
Il t’appelle pour que tu ne t’en tiennes pas à une petite vie tranquille, à une traversée pépère de l’existence, mais pour que tu la pousses le plus loin possible afin qu’elle soit passionnante, exaltante, riche et que tu ne puisses jamais dire un jour : Ma vie m’ennuie.

Il t’appelle afin que tu ne t’arrêtes pas à une vie superficielle où tu vas t’abrutir de bruits, de jeux videos, ou que sais-je encore ?
Au contraire, il t’appelle à être bien dans les baskets de ta vie, pour que tu sortes de ta bulle et que tu construises avec les autres de vraies amitiés profondes et fidèles qui t’accompagneront tout au long de ton chemin et qui ne t’apporteront que du bonheur.

Il t’appelle à aller plus loin encore.
Nous avons chanté : « Nous voulons vivre debout avec tous ceux qui ne peuvent plus marcher ! Nous voulons rester vivants avec ceux qui n’ont rien à espérer ».

Il est probable que tu rencontres sur ta route des copains et des copines paumés et désespérés, parfois à bout de force. Si tu as compris ce que nous avons vécu ensemble pendant quatre jours, alors j’en suis sûr, tu seras la force qui leur manque, l’Espérance qu’ils ont perdue et qu’ils pourront retrouvés grâce à toi.

Il est probable que tu rencontres sur ta route des misères humaines qui touchent toutes les générations, toutes les classes sociales. Tu es jeune, mais tu as un cœur, des bras, des mains. Alors sois une oreille qui écoute, un cœur qui aime, des mains qui se tendent, fais un bout de chemin avec ces « blessés de la vie » et tu les aideras à retrouver leur dignité.

L’Eglise de Jésus-Christ, t’appelle aussi pour que tu viennes mettre dans les rangs de ses fidèles aux tempes souvent grisonnantes et aux crinières blanches, le pep’s de ta jeunesse et de ta foi, même si tu les bouscule et que ça déménage un peu. Rassure-toi ils s’en remettront et ça ne leur fera pas de mal. Eux aussi ont besoin qu’on les bouge.
Oui, l’Eglise t’appelle, toi jeune de 4°-3° avec toutes tes copines et copains présentes et présents ici, comme pèlerins de cet Evangile, qui a été si souvent proclamé au milieu de nous ces jours ci. Ouvrez le avec vos amis. Portez leur cette Bonne Nouvelle. Elle est pour tous et agit comme un électro choc qui ranime et réveille tous ces grands désirs que nous portons en nous :
- désir de vivre,
- d’aimer,
- désir d’absolu, de dépassement.
Faites le avec votre langage, votre culture, votre audace et votre sensibilité.
Au moment, où Jésus appelle ses apôtres, ils piétinaient dans leur vie. Comme beaucoup, ils avaient peut-être tout mais il n’était pas pleinement heureux.
- Alors, Jésus en fait ses amis,
- alors s’ouvre pour eux la passionnante aventure de l’Evangile.
Il les sort de leur routine et les fait entrer dans la Vie, dans Sa Vie et plus rien ne sera pareil pour eux. Debout ! Il t’appelle pour que vous aussi fassiez de même.

Marie a conduit Bernadette sur la route de Jésus. Laissez vous conduire, vous aussi vers Jésus pour qu’il devienne le chemin et la vérité de votre vie. Alors, je crois que vos plus belles attentes seront comblées. Je vous le souhaite de tout cœur. Maintenant c’est à vous de jouer. Yallah ! Debout ! Il t’appelle ! Allez-y ! AMEN

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